
La quinte du Tout
Il est des rébellions toute en délicatesse,
Qui se parent d’amour autant que de sagesse,
Pour s’adresser aux cœurs confinés d’étroitesse.
Ose la liberté folle d’un tête-à-tête intimiste avec les états de son âme,
Arpente son vécu, sombre ou flamboyant, avec bienveillance et lucidité,
Accueille les échos du monde en lui, dans un mouvement incessant entre l’interne et l’externe, car l’un nourrit l’autre,
Transmute pas à pas la lourdeur en profondeur,
A peur et avance quand même, avec courage et humilité,
Comprend que la solidité, la confiance, la sérénité ne peuvent venir que de l’intérieur,
Marche ses mots sans fard, dans la joie pleine d’une singularité enfin assumée,
Incarne ses convictions, ses valeurs et ses rêves dans la beauté d’un geste, l’élégance d’un projet,
Devient tisserand patient des liens, artisan attentif de la trame humaine,
Rejoint les gardiens du sacré, pour nourrir de lumière la terre des générations à venir.

Il est des rébellions toute en délicatesse,
Qui se parent d’amour autant que de sagesse,
Pour s’adresser aux cœurs confinés d’étroitesse.

Hirondelle embourbée dans un printemps fossilisé, je peine à l’envol.
Cœur lourd, poumons sous camisole, je patauge en inquiétude.
Je hurle silencieusement ma haine des entraves.
Je tourne en rond dans la quadrature de ma cage.
Dénaturez l’inné. Désincrustez l’acquis.
Désapprenez-vous. Soyez nu.
Dénaturez l’inné. Désincrustez l’acquis.
Désapprenez-vous. Soyez nu.

Il n’est jamais trop tard pour partir à la rencontre de son âme. Il n’est jamais trop tôt non plus.
Gardien du sas entre la vie et la mort, j’accueille l’humanité en déroute.
Je suis débordement de patients, digue enflée jusqu’à la rupture.